Journal intime créatif et santé mentale : un espace complémentaire, jamais concurrent

16 mars 20264 min de lecture
Journal intime créatif et santé mentale : un espace complémentaire, jamais concurrent

Journal intime créatif et santé mentale : un espace complémentaire, jamais concurrent

Journal intime créatif — Clémence Coulaty, art-thérapeute contemporaine certifiée (RNCP)

Si vous bénéficiez d'un suivi psychiatrique ou psychologique, cette question s'est peut-être posée : est-ce que je peux rejoindre un atelier de journal intime créatif en parallèle de mon traitement ? Est-ce que les deux sont compatibles ? Est-ce que l'un peut interférer avec l'autre ?

Je veux y répondre clairement, et avec toute l'honnêteté que le sujet mérite.

Ce que le journal intime créatif est — et n'est pas

Le journal intime créatif, dans le cadre de mes ateliers, n'est pas une psychothérapie. Il ne vise pas à traiter des pathologies, à dénouer des traumatismes complexes, ni à remplacer un suivi médical ou psychologique. Ce point est non négociable, et il est au cœur de mon éthique professionnelle.

Ce que je propose, c'est un espace de médiation artistique, guidé par une art-thérapeute certifiée (RNCP), formée à l'Art-Thérapie Contemporaine selon l'approche de Jean-Pierre Royol. Un espace où quelque chose peut se mettre en mouvement — sans que je cherche à interpréter ce mouvement, ni à le diriger.

Je ne pose pas de diagnostics. Je n'analyse pas vos créations. Je ne remplace pas votre psychiatre, votre psychologue, ni votre médecin.

Un espace de respiration en complément du soin

Pour les personnes souffrant d'anxiété, de dépression, de trouble bipolaire, de trouble dissociatif, de séquelles traumatiques ou d'autres formes de souffrance psychique, le journal intime créatif peut offrir quelque chose que le soin médical ou psychologique ne propose pas toujours : un espace de création libre, sans objectif thérapeutique explicite, sans interprétation, sans performance.

Ce n'est pas rien. Beaucoup de personnes en suivi me disent qu'elles ont l'impression que leurs séances sont « sérieuses », « importantes », « intenses » — ce qui est souvent le cas. Le journal créatif peut être un espace différent : plus léger, plus joueur, plus libre. Un espace où l'on n'a pas à être courageux, ni à aller chercher quelque chose de profond. On peut juste être là, avec des couleurs et du papier.

Et paradoxalement, c'est souvent dans ces espaces sans pression que quelque chose se dépose vraiment.

En parler à votre professionnel de santé

Si vous bénéficiez d'un suivi, je vous encourage à mentionner votre participation aux ateliers à votre professionnel de santé. Non pas parce que c'est obligatoire — mais parce que la transparence entre les différents espaces d'accompagnement est toujours bénéfique.

De mon côté, je travaille dans une logique de complémentarité avec les équipes soignantes. Si nécessaire, et avec votre accord, je peux être en lien avec votre thérapeute ou votre psychiatre. Je ne cherche jamais à me substituer à un autre professionnel, ni à créer une dépendance à l'atelier.

Et si le journal était une première porte ?

Pour d'autres personnes — celles qui n'ont pas encore de suivi mais sentent que quelque chose ne va pas — le journal intime créatif peut être une première porte d'entrée. Un espace doux pour commencer à s'approcher de soi, à observer ce qui se passe intérieurement, à apprivoiser l'idée qu'on mérite d'être accompagné.

Il n'est pas rare que des participants finissent par franchir le pas d'une consultation psychologique ou psychiatrique après quelques ateliers. Le journal les a aidés à se donner la permission. À se dire : ce que je vis mérite d'être pris au sérieux.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, je suis disponible pour en parler avec vous. Un échange préalable est toujours possible pour évaluer ensemble si les ateliers sont adaptés à votre situation.

— Clémence Coulaty, art-thérapeute contemporaine certifiée (RNCP), fondatrice d'Un Geste Pour Dire

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